Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

frederic paillard - Page 9

  • Kercorb Patrimoine fait le bilan de l'année

    DSC_0171.JPG

       L'initiation à la vannerie artisanale reste une activité très prisée par les élèves de Frédéric Paillard.

    L'association Kercorb Patrimoine informe adhérents et sympathisants que l'assemblée générale annuelle se tiendra le dimanche 26 décembre à la Batisse, route de Lavelanet. Le bureau sortant composé de Gilbert Chaumont (président), Michèle Grosse et Christine Frédérico présentera le bilan moral et financier d'une nouvelle année riche en activités. Pour tout renseignement sur les horaires et déroulement de l'A.G, contacter Frédéric Paillard animateur de l'association au 06 33 55 14 80.

    DSC_0178.JPGL'osier et ses propriétés  n'ont plus de secret pour Claire.

  • Comment fabriquer un four à pain en argile ?

    Telle était la question posée tout dernièrement à Frédéric Paillard, lequel a comme à son habitude, pris grand plaisir à répondre. Et ce à la faveur d'un stage proposé sur les hauteurs de la colline Terre-Blanche, par l'association Kercorb Patrimoine, dont il est un animateur compétent et assidu. Arrivés aux abords des ruines de l'ancien oppidum érigé 500 ans av. J.-C, cinq élèves étaient aussitôt invités à exploiter un ensemble de matériaux se trouvant à même la place : osier, argile, bouse de vache (pour le liant), eau de source, et paille. Avant toute chose, notre spécialiste suggérait la confection d'une cloche en osier, en guise d'armature.

    Four à pain II.JPGUne armature en osier va être tressée sur un socle en argile.

    Il suffisait ensuite d'habiller le tout à l'aide de boudins d'argile, mélangée à de la paille et à de la bouse. Il ne fallait surtout pas oublier de ménager une porte, ainsi qu'une cheminée, afin de copier au mieux, un procédé très courant chez nos ancêtres les Gaulois.

    Four à pain I.JPGLes élèves de Frédéric ont bien travaillé.

    Après avoir apporté la touche finale à cette petite œuvre d'art, nos stagiaires n'avaient plus qu'à s'armer de patience et attendre une bonne trentaine de jours. Laps de temps nécessaire avant de pouvoir soumettre le four à l'épreuve du feu. Ce qui aura pour effet de brûler l'osier et de cuire une argile alors insensible aux intempéries. A l'heure qu'il est, un four à pain sèche sur les pentes des «Tataoubas», impatient de remplir les fonctions d'un outil à l'efficacité garantie pour plusieurs années. Frédéric Paillard fixe à présent un nouveau rendez-vous à ses élèves, les samedi 27 et dimanche 28 novembre prochains. Il s'agira de confectionner une corbeille à linge en osier. Renseignements au 06 33 55 14 80 ou à la Bâtisse, 15 avenue de Lavelanet.

  • Frédéric Paillard entretient l’art de la vannerie paysanne

    Fred Paillard.jpgFrédéric Paillard (à gauche) prodigue ses conseils à l'occasion des divers stages qu'il propose (photo archives, janvier 2008).

    Dans le cadre des animations proposées par l'association « Kercorb Patrimoine », Frédéric Paillard accueillait dimanche 7 novembre, un groupe de stagiaires désireux de s'initier aux techniques de la vannerie. Cette pratique qui est l'une des plus anciennes industries humaines, permet de confectionner divers objets au moyen de fibres végétales entrelacées. Comme le précise Frédéric : «Elle doit son nom à la fabrication par les vanniers d'un instrument bien particulier, le « van », que les paysans dès l'Antiquité utilisaient pour séparer les grains de la menue paille et de la poussière ».

    Disposées à même le sol, les branches d'osier attendent les apprentis vanniers venus aujourd'hui afin de confectionner  un panier ovale à châtaignes avec fond en bois. Au premier abord, il apparaît que l'outillage du vannier est relativement simple. Un bon couteau suffit à tailler les différentes variétés d'osier, rotin, roseaux, paille ou encore bois de châtaignier... Du coin de l'œil, Frédéric Paillard suit le travail de ses élèves, vient en aide à celui qui va se trouver  en délicatesse avec un brin de jonc récalcitrant. Au fil de la confection, apparaît toute la complexité liée à un art dont la pratique régresse et qui est aujourd'hui enseigné dans une seule et unique école en France, située à Fayl-Billot dans la Haute-Marne. Au terme de la journée, chacun est reparti  avec un panier dont les imperfections, minimes, en font une pièce unique à la valeur certaine. En un clin d'œil l'atelier est rangé et Frédéric récupère les multiples chutes d'osier qu'il réserve à la gourmandise de Molly, une petite ânesse résidant du côté de la Bâtisse. Pour tout renseignement sur les prochains stages, Frédéric Paillard est joignable au 04 68 69 33 16 ou 06 33 55 14 80.  

  • Sur les traces de la tribu des Bercorbates

    Oppidum.JPG

    A l'occasion des journées du Patrimoine, l'association Kercorb Patrimoine invitait à une randonnée sur les hauteurs du village, en direction de la colline de Terre-Blanche. Le groupe composé d'une dizaine de personnes quittait la Bâtisse un peu avant 10h et ralliait l'ancien chemin qui permettait autrefois de se rendre à Puivert, bien avant que ne soit construite l'actuelle route de la vallée du Blau (vers 1830). Animateur de l'association, Frédéric Paillard avait coiffé sa casquette de guide dans le but d'emmener les randonneurs sur le site de l'oppidum de Terre-Blanche. Arrivée à hauteur de l'ancienne métairie de Marco, l'équipe bifurquera vers la droite et empruntera l'ancien chemin de char qui mène à l'oppidum.

    Vingt bonnes minutes de marche plus tard, le groupe atteindra l'esplanade d'une place forte créée en l'An 500 avant Jésus-Christ, par une tribu gauloise aux origines belges, les Volques Tectosage. Détachés de cette tribu, les Bercorbates s'installeront sur l'emplacement actuel de Chalabre, la dénomination Bercorbate devenant ensuite et par erreur de script certainement, Kercorbate. Frédéric Paillard poursuivait la visite en indiquant comment l'oppidum fut détruit en 460 après Jésus-Christ, par la tribu des Vandales.

    Four à Pain.jpgA l'abri des restes du mur antique, unique relique de cette implantation gauloise, chacun s'est ensuite offert un moment de répit, muni d'un bon casse-croûte, avec vue imprenable sur les vieux quartiers de la bastide. Vers 17h, Frédéric Paillard ramenait à bon port des promeneurs ravis. Un nouveau rendez-vous était prévu hier samedi 9 octobre, au programme de la journée, la fabrication d'un four à pain en argile sur la colline de Terre-Blanche, selon le procédé gaulois du moule en osier (photo ci-contre, vestige d'un four à pain).